Le métier du frigoriste des supermarchés ; rencontre-t-il une mutation profonde ? (article en rédaction – 3/10/2018)

Les HFC sont des fluides désormais refoulés … parfois, encore tolérés en (toute) petite quantité ; ).

La haute pression du fluide CO2 (pas HFC mais, naturel – GWP de 1) se situe à + – 100 bars alors que pour les autres fluides, nous nous situons plutôt à 30 bars…

Le CO2 n’est pas considéré comme dangereux sinon qu’en cas de fuite et, de gros volume de fluide réfrigérant dans l’installation, il remplacerait alors l’oxygène du local et, il provoquerait l’asphyxie (donc, détection obligatoire) des occupants ; si le volume du local s’avérait insuffisant.

En outre les pression sont telles; qu’avec 100 bars pour la HP et, malgré des tuyauteries de distribution en cuivre renforcé pour cette utilisation particulière,  on se retrouverait face à un risque réel puisque qu’il s’agit d’un système de type pneumatique (qui, contrairement au système hydraulique, ne voit PAS sa pression chuter immédiatement en cas de rupture).

La nouvelle législation va-t-elle conduire à une interdiction du fluide à > GWP pure et simple ?

La législation est particulièrement contraignante avec les installations présentant > 10 kg de fluide 404a (ou, 40 TCO2 eq ; GWP >= 2500); cela concerne généralement les grosses installations à production décentralisée à destination des supermarchés. Raison pour laquelle les grands acteurs du marché ont déjà entrepris de travaux de rénovation profonde de leurs installations frigorifiques.

Dans l’affirmative, restera les chillers NH3, CO2, butane et, propane avec distribution à l’eau glycolée… ; à destination des chambres et meubles, positifs et, négatifs.

Chiller fabriqué par le frigoriste lui-même ou, acheté complet « en clé sur porte » chez les grands fabricants d’équipements.

En terme d’assurance garantie (y compris, vis-à-vis du risque de fuite), il semblerait que la tendance bascule plutôt vers la seconde alternative (à confirmer).

Les meubles à production froid intégrée au CO2 (politique LIDL ?); à faible charge et, diminution des risques existent aussi et, présentent un alternative concrète au problème (GWP de 1 pour le CO2).

A noter que le fluide CO2 présente l’intérêt d’offrir un bon rendement mais, uniquement si on peut l’associer à un système complémentaire visant la récupération de l’énergie de condensation « à haute température » : il est alors particulièrement facile de chauffer de l’eau chaude sanitaire, par exemple.

Mais, faut-il encore en trouver l’utilisation … ?

Nous le rappelons : une façon simple d’augmenter les performances d’un système de fabrication de froid (ou, de climatisation) est de diminuer les différences entre les températures d’évaporation et, de condensation. Favoriser la condensation par ce biais (chauffage ECS), augmente donc le rendement de l’installation !

Quid pour les climatiseurs à système intégré ?

En ce qui concerne les systèmes de climatisation, la législation demeure plus souple. Daikin, par exemple, garantit une disponibilité du R 410 pendant toute la durée de l’installation. Mais quid de l’évolution du prix du fluide ceci vu qu’il se raréfiera naturellement et, qu’il suivra le cours, supposé à la hausse, de l’offre et de la demande … ?

Les nouveaux fluides naturels présentent d’autres inconvénients tels que, par exemple, un taux d’inflammabilité plus important, …

Attention lorsqu’il s’agira d’installer un système de climatisation avec une charge de fluide embarquée, il sera indispensable de lire attentivement la notice du fabricant; un modèle particulier nécessitera un volume / une surface de local minimum défini… Donc, danger en cas d’inattention.

En ce qui concerne les installations de climatisation, de nouvelles technologies permettent de récupérer quelques pourcentages de rendements en modifiant la température du fluide frigorifique.

Le GWP : qu’est-ce ?

Il s’agit d’un équivalent par rapport au CO2; donc le CO2 a un GWP de 1 et, d’autre HFC ont un GWP de 500.

En terme de pollution , 1 kg de fluide HFC (à GWP 500), est équivalent à 500 Kg de CO2 (à GWP 1), parti dans l’atmosphère. Cela fait réfléchir … non ?

A écrire …

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