A Heerlen, au Pays-Bas et, à quelques KM de Liège à peine, les Hollandais ont lancé (avec l’aide de l’Europe – lire ci-dessous), en 2008 déjà, le projet ambitieux d’une géothermie basée sur une ancienne mine à charbon désaffectée.

D'anciennes mines de charbon deviennent des sources d'énergie renouvelable

Source : https://reporterre.net/D-anciennes-mines-de-charbon-deviennent-des-sources-d-energie-renouvelable

La Wallonie regorge d’anciennes mines;  ces terrains sont par ailleurs, parfois, ré-exploités dans le cadre de projet de grande ampleur.

De l’énergie géothermique issue d’une mine de charbon

source : http://www.enerzine.com/de-lenergie-geothermique-issue-dune-mine-de-charbon/7504-2008-12

Néanmoins qu’attendent donc les Wallons pour tirer parti des anciens terrains miniers et, leur donner ainsi une nouvelle vie ?

Les Hollandais « ont osés » voici 10 ans : mais, pourquoi pas nous ?

Selon les estimations, ce concept génère pourtant une réduction de 55 % des émissions de CO2 (lire ci-dessous l’article complet) et, in fine, peut être assisté d’aides européennes ! Lançons-nous !

Peut être un projet Wallon à Charleroi : « l’eau des galeries de mine pour se chauffer »? Un premier … UN !

source : http://www.lanouvellegazette.be/135544/article/2017-10-05/charleroi-leau-des-galeries-de-mine-pour-se-chauffer

 

HEERLEN INAUGURE UNE CENTRALE GÉOTHERMIQUE À EAU MINIÈRE EN EXCLUSIVITÉ MONDIALE

Source de l’article présenté ci-dessous : https://ec.europa.eu/environment/ecoap/about-eco-innovation/good-practices/netherlands/328_fr
World's first mine-water power station opens in Heerlen

Financé par l’UE, le projet Minewater a donné naissance en octobre 2008 aux Pays-Bas à la première centrale géothermique à eau minière au monde . Ce succès met en évidence l’énergie géothermique potentielle qui sommeille dans l’eau des mines désaffectées.

Le projet Minewater consiste en la construction d’une centrale géothermique qui exploite l’eau des mines désaffectées de la ville d’Heerlen, au cœur d’une région charbonnière qui a fermé sa dernière mine dans les années 70. L’objectif visé était de montrer que ces mines disposent du potentiel suffisant pour alimenter en énergie «verte» les infrastructures municipales de chauffage et de refroidissement. En outre, cette initiative avait également pour vocation de mettre en lumière les avantages d’une telle approche sur le plan de l’environnement et de l’emploi.

Né en 2005, ce projet implique sept partenaires européens, notamment des municipalités, des instituts de recherche en matière de construction et des associations pour le logement, et bénéficie d’un large soutien financier de l’UE. Le concept a été mis au point par Elianne Demollin-Schneiders, coordinatrice de la gestion de l’énergie de la municipalité d’Heerlen. Mme Demollin-Schneiders a vu dans les eaux de la mine une source potentielle d’énergie géothermique et a reçu l’appui du bureau du maire d’Heerlen pour la mise en œuvre du projet pilote.

Ce concept novateur s’est attiré le soutien d’organisations de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, qui ont épaulé Heerlen, ville leader du projet. Le soutien financier de l’UE se montant à 48 % du coût total de 20 millions d’euros provient du programme Interreg IIIB NWE, un volet de la politique de cohésion de l’UE qui canalise les investissements du Fonds européen de développement régional (FEDER) en faveur de l’avenir économique, environnemental, social et territorial du nord-ouest de l’Europe.

La centrale est répartie en deux sites au centre et au nord d’Heerlen. Les travaux ont commencé en mars 2005 via le forage de deux puits d’une profondeur de 825 mètres à Heerlerheide afin d’accéder à une poche d’eau minière d’une température de 35°C. Trois puits supplémentaires de 250 à 500 mètres de profondeur ont ensuite été forés dans le parc municipal d’Oranje Nassau. Ces puits peu profonds reçoivent l’eau de Heelerheide une fois qu’elle a été utilisée pour le chauffage. Celle-ci sera ensuite stockée pour être utilisée ultérieurement à des fins de refroidissement.

L’association de logement Weller, partenaire du projet, a construit 200 maisons, magasins et bureaux, ainsi qu’une bibliothèque et un supermarché dans la zone comprise entre les deux sites miniers. L’ensemble de ces bâtiments contient des systèmes de chauffage et de refroidissement qui exploitent l’énergie tirée des eaux minières. Selon les estimations, ce concept génère une réduction de 55 % des émissions de CO2. «Nous pensons que cette centrale fournira la preuve de l’efficacité de ce concept», déclare le conseiller municipal Riet de Wit.,

Pour en savoir plus:

Conseil européen de l’énergie géothermique (EGEC): http://www.egec.org

Pour en savoir plus

Résumé succinct- séminaire cogen

Cogen nécessite un profil assez constant en chauffage et, en électricité. Simultanéité CH + EL.

Utiliser le programme cogensim dans le cadre du dimensionnement sur les besoins en énergie thermique (l’énergie thermique ne se stocke pas bien ; l’électricité peut, quant à elle, être réinjectée sur le réseau ceci malgré qu’elle risque de ne pas être rachetée à « un bon prix » …).

Un suivi journalier doit être mis en place (in visu, gsm, etc …) et, mensuel.

Obtenir l’accord du gestionnaire de réseau électrique avant la réalisation des travaux + pompier + assurance.

Attention au volume des tampons hydrauliques qui nécessitent un volume d’encombrement important.

Critères de marchés publics : prix, rendement, qualité, maintenance, expériences, résultats, clauses de rendements minimum, etc…

Classe : P1 D17

Cogen s’arrète si température de retour > 65 °C. Cogen à installer en tête de la cascade pour favoriser les rendements.

Puissance Cogen couvre de 20 à 30 % de la puissance de la chaufferie. Prévoir les compteurs d’énergie.

Wallonie – cogen : permis d’environnement de classe 3 mais, en cours de révision.

! Réserver les CV en amont du projet; bilan thermique obligatoire.

Prévenir le mécanisme CV (CWaPE en Wallonie) si cogen en panne; intervention de l’organisme agréé au redémarrage.

Attention : les CV sont calculés en fonction du résultat ! Si Cogen en panne = pas de CV !

Bruxelles : cogenoptitherm.xls

Séminaire de dimensionnement à l’ICED : 22/11/2018 (learning.icedd.be).

https://enot.publicprocurement.be/enot-war/preSearchNotice.do

Contact : 02/740.80.00

Manuel publication : https://www.publicprocurement.be/sites/default/files/documents/man_enot_acheteur_fr_0.pdf

Tous les manuels :

https://www.publicprocurement.be/fr/documents?title=manuel&term_node_tid_depth=All&doctype=All&thema=All&proctype=All&field_sector_taxoref_tid=All&field_target_group_taxoref_tid=167&field_contracttype_taxoref_tid=All

Découvrez notre charmant terrain de microcamping situé chemin de Ramecroix à Verviers, dans le quartier paisible de Heusy.

Ce petit havre de paix, accueillant jusqu’à 9 personnes, est l’endroit idéal pour se ressourcer en pleine nature. Niché au cœur d’un environnement verdoyant, il offre un cadre apaisant, parfait pour les amoureux de calme et de sérénité. À seulement quelques minutes du centre de Verviers, vous profiterez à la fois de la tranquillité de la campagne et de la proximité des commodités.

Un cadre naturel exceptionnel :

  • Un ruisseau traverse directement l’avant du terrain de camping, apportant une fraîcheur naturelle idéale pendant les périodes de canicule.
  • Les arbres ombragés autour du terrain créent une ambiance apaisante et agréable pour se détendre en pleine nature.
  • Depuis le camping, vous pouvez partir à pied pour rejoindre Jehanster à travers les bois et bien au-delà, grâce à un chemin piétonnier pédestre. Ces sentiers offrent des balades variées, idéales pour les amoureux de la nature.
  • Les amateurs d’équitation apprécieront également la possibilité de partir en promenade à cheval directement depuis le camping.

Caractéristiques du terrain :

  • Le terrain est entièrement sécurisé et grillagé, garantissant une tranquillité d’esprit totale pour les familles et les groupes.
  • Il dispose de deux surfaces planes empierrées :
    • Une grande surface de 50 m².
    • Une petite surface de 8 m², parfaite pour des installations complémentaires.
  • Deux entrées distinctes facilitent l’accès au terrain pour différents usages.

Commodités à proximité :

  • À moins de 2 km, vous trouverez plusieurs commerces et services :
    • Point chaud (boulangerie) pour des petits-déjeuners gourmands.
    • Bar à pâte et pizzeria pour des repas savoureux à toute heure.
    • Supermarchés : Colruyt, Delhaize et Trafic, parfaits pour faire vos courses rapidement.

Découvrez les saveurs locales :

  • À seulement 15 km, découvrez et dégustez la célèbre bière Peak, une bière artisanale brassée dans la région. Elle est idéale pour accompagner vos repas ou simplement pour profiter d’un moment de détente après une journée d’exploration.
  • Chocolat Darcis (20 km) : Découvrez le chocolat haut de gamme de Darcis, célèbre chocolatier belge. Vous pourrez savourer ses créations artisanales de qualité, parfaites pour les gourmands.
  • Tarte de Tancrémont (12 km) : Ne manquez pas la fameuse tarte de Tancrémont, une spécialité locale à base de fruits et de crème, à déguster absolument lors de votre passage dans la région.
  • Fleur de Tancrémont (12 km) : Savourez la boisson alcholisé la fleur de Tancrémont, une spécialité artisanale délicate qui fait la fierté de ce village, connue pour sa douceur et son goût unique.
  • Tarte au riz (2 km) : Découvrez la célèbre tarte au riz, une spécialité délicieuse et crémeuse de la région, à savourer avec un bon café ou thé.
  • Bière de l’Abbaye de Val-Dieu (15 km) : Visitez l’Abbaye de Val-Dieu, connue pour sa bière artisanale savoureuse. Une excellente occasion de découvrir l’histoire de la brasserie et de goûter ses produits locaux.

Incontournables à visiter, classé du plus proche au plus éloigné :

  1. La Ville de Verviers (5 km) : Découvrez son riche patrimoine industriel avec le Musée de la Laine et de la Mode, ou profitez des festivals comme FiestaCity ou encore le Festival 66.
  2. Parcours Vita de Verviers (5 km) : Situé dans un cadre verdoyant, ce parcours sportif est parfait pour s’entraîner tout en profitant de la nature.
  3. Le RAVeL de Battice (6 km) : Parcourez les paysages vallonnés typiques du Pays de Herve.
  4. Banneux (10 km) : Un haut lieu de pèlerinage, parfait pour un moment de recueillement ou de découverte spirituelle.
  5. Tancrémont (12 km) : Un arrêt incontournable pour déguster les célèbres tartes artisanales, une spécialité régionale.
  6. Le Barrage de la Gileppe (15 km) : Un lieu parfait pour des promenades autour du lac et une vue panoramique depuis la tour.
  7. Spa (15 km) : Découvrez le Lac de Warfaaz avec ses pédalos, les célèbres Thermes de Spa, et profitez des Francofolies en été ou des pistes de ski alpin en hiver. Son RAVeL de Spa à Tiège.
  8. Abbaye de Val-Dieu (15 km) : Visitez cette abbaye cistercienne nichée dans un cadre bucolique, célèbre pour ses bières artisanales et ses jardins magnifiques.
  9. Monde Sauvage et Grottes de Remouchamps (15 km) : Visitez le Monde Sauvage, un parc animalier avec safaris et spectacles, ainsi que les Grottes de Remouchamps, connues pour leurs magnifiques formations rocheuses et leur balade en barque sous terre.
  10. Château de Franchimont (15 km) : Découvrez l’impressionnant Château de Franchimont, un site historique où vous pouvez explorer les ruines et profiter de la foire médiévale qui se tient toute les deux années, offrant une immersion unique dans l’histoire médiévale avec des reconstitutions, des marchés d’artisans et des animations.
  11. Lac de Robertville (18 km) : Un cadre magnifique pour des activités nautiques, des promenades autour du lac, ou simplement pour se détendre en bord d’eau. À proximité, le Château de Reinhardstein offre une vue splendide et une immersion dans l’histoire locale.
  12. Promenade du Ninglinspo (18 km) : Une balade unique le long du seul torrent de Belgique, à Aywaille, combinant nature, cascades et paysages enchanteurs.
  13. Francorchamps (18 km) : Découvrez le légendaire Circuit de Spa-Francorchamps et profitez de ses événements internationaux.
  14. Forestia (18 km) : Un parc animalier et un site d’aventures avec parcours d’accrobranche, idéal pour les familles et les amateurs de sensations fortes.
  15. Cascade de Coo et Plopsa Coo (20 km) : Admirez la célèbre cascade de Coo et profitez du parc d’attractions Plopsa Coo, un lieu idéal pour les enfants et les familles.
  16. Balades sur rails de chemin de fer (20 km) : Partez pour une expérience unique avec les draisinetrips, qui vous permettent de pédaler sur d’anciennes voies ferrées à travers des paysages pittoresques, notamment autour de Stavelot et Trois-Ponts.
  17. Piste de Ski d’Ovifat (25 km) : Une piste réputée pour les amateurs de ski et de luge en hiver, offrant des sensations fortes au cœur des Hautes Fagnes.
  18. Mont Rigi (25 km) : Explorez les chemins en bois à travers les paysages marécageux des Hautes Fagnes, une expérience unique en Belgique.
  19. Eupen (25 km) : Découvrez le carnaval, le barrage et les sentiers de promenade qui relient Eupen aux Hautes Fagnes.
  20. Lac de Bütgenbach (25 km) : Un lieu parfait pour des activités nautiques, des promenades ou tout simplement se détendre au bord de l’eau.
  21. Vielsalm (30 km) : Idéal pour des balades en pleine nature, avec des villages pittoresques et des paysages enchanteurs.
  22. Monjoie (Monschau) (38 km) : Explorez ce village médiéval pittoresque en Allemagne, célèbre pour son charme historique, ses ruelles pavées et ses marchés.
  23. Liège (35 km) : Explorez Liège avec son Aquarium, sa célèbre Gare des Guillemins, et son marché de Noël en hiver.
  24. Les Trois Frontières (40 km) : Découvrez le labyrinthe unique, la tour panoramique pour une vue imprenable sur les trois pays, et visitez le village de Vaals, où les frontières de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Allemagne se rencontrent.
  25. Aachen (45 km) : Célèbre pour ses marchés de Noël enchanteurs et ses Thermes Carolus, parfaits pour se détendre dans un cadre thermal historique.
  26. Maastricht (45 km) : Une ville incontournable pour le shopping grâce à ses commerces ouverts le dimanche et son ambiance internationale.
  27. Valkenburg (50 km) : Découvrez ses marchés de Noël dans des grottes uniques au monde et ses Thermes de Valkenburg pour un moment de relaxation.
  28. Luxembourg (60 km) : Parfait pour faire des achats à moindre taxe, notamment pour l’essence et le tabac.

Les carnavals de la région :

  1. Carnaval de Stavelot (30 km) : Découvrez le célèbre Blancs-Moussis, personnages vêtus de blanc et masqués, qui animent le carnaval dans une ambiance joyeuse et festive.
  2. Carnaval de Malmedy (20 km) : Explorez le Cwarmê, un carnaval traditionnel unique en Belgique, avec ses costumes et mascarades typiques.
  3. Carnaval d’Eupen (25 km) : Participez à l’effervescence du Rosenmontag, un carnaval germanophone réputé pour ses défilés colorés et ses chars.
  4. Carnaval de La Calamine (25 km) : Un carnaval germanophone à l’atmosphère conviviale, où défilés et animations rassemblent petits et grands.
  5. Cavalcade de Herve (15 km) : Un événement incontournable au cœur du Pays de Herve, célèbre pour son ambiance festive, ses chars colorés et ses groupes musicaux.

Accès pratique :
La gare de Verviers-Central, située à seulement 5 km de notre camping, offre un accès direct à Bruxelles via les trains InterCity (IC). En outre, de nombreuses lignes de bus partent de la gare pour desservir les communes et attractions environnantes.

Lignes de bus à proximité directe du chemin de Ramecroix :

  • Ligne 395 : Relie Verviers Gare Centrale à Malmedy Gare, avec un arrêt à Mangombroux Rame Croix, à proximité immédiate.
  • Ligne 390 : Relie Verviers à Francorchamps, Malmédy et le Lac de Bütgenbach, également accessible depuis des arrêts proches.

Venez partager des moments authentiques et créer des souvenirs inoubliables sur notre terrain de camping, où simplicité et confort se rencontrent en parfaite harmonie.

E-fuels, voitures électriques et transition énergétique : remettre de la cohérence dans le débat

À l’approche de 2035, la transition énergétique est souvent présentée comme une évidence : le tout-électrique serait la solution unique pour la mobilité et, plus largement, pour nos usages énergétiques.
Pourtant, lorsqu’on analyse la situation de manière technique, économique et humaine, cette vision apparaît largement incomplète.

Les e-fuels (carburants de synthèse) ne sont peut-être pas une solution marginale, mais bien un pilier essentiel du futur mix énergétique, tant pour la mobilité que pour le chauffage.


Un réseau électrique sous forte contrainte

Le premier frein est structurel : le réseau électrique.
Renforcer un réseau national pour absorber simultanément :

  • des millions de véhicules électriques,
  • des bornes de recharge rapide,
  • des pompes à chaleur,
  • des batteries domestiques,

ne se fait pas en quelques années.

Les procédures administratives, les délais budgétaires, le manque de main-d’œuvre qualifiée et la capacité limitée des entreprises spécialisées rendent l’objectif d’un réseau pleinement adapté d’ici 2035 hautement improbable.
Cela signifie une chose très concrète : tout ne pourra pas être électrique, quels que soient les objectifs politiques.


Des profils de conducteurs très différents

Un autre élément souvent négligé est la réalité des usages.

Une grande partie de la population :

  • roule peu (10 000 km/an ou moins),
  • utilise les transports en commun, le vélo ou la moto,
  • possède une voiture utilisée uniquement de manière occasionnelle.

Pour ces profils, investir dans une voiture électrique coûteuse n’a ni sens économique, ni logique environnementale.
Payer un carburant plus cher au litre mais rouler peu reste parfaitement rationnel.

👉 Les e-fuels répondent précisément à ces profils, qui représentent probablement une majorité silencieuse.


Le vrai nœud du problème : la revente des voitures électriques

Le marché de l’occasion est le maillon faible du modèle électrique.

  • forte décote,
  • méfiance vis-à-vis de l’état des batteries,
  • incertitude sur les coûts futurs,
  • réparations plus complexes et plus chères.

Résultat : les voitures électriques, en particulier haut de gamme, sont de plus en plus difficiles à revendre.

Les banques et sociétés de leasing l’ont bien compris. Certaines imposent déjà des clauses spécifiques ou se montrent réticentes à financer certains véhicules, faute de visibilité sur leur valeur résiduelle.
On crée alors un véritable bouchon économique :

on achète neuf, mais personne ne veut reprendre l’occasion.


Accidents et déclassement accéléré

Un accident, même modéré, peut avoir des conséquences bien plus lourdes pour un véhicule électrique.

La batterie étant un élément structurel et coûteux, le moindre doute sur son intégrité peut conduire l’assureur à classer le véhicule comme économiquement irréparable, là où un véhicule thermique aurait été réparé.

👉 Les voitures électriques sont donc plus rapidement déclassées, ce qui accentue encore leur décote.


Fin de vie et recyclage des batteries : une valeur parfois négative

Une batterie de voiture électrique pèse généralement entre 450 et 600 kg.
Le coût estimé de son recyclage se situe aujourd’hui entre 500 et 1 800 €, selon les filières et technologies.

Après 12 à 15 ans d’usage :

  • le véhicule peut ne plus rien valoir,
  • et le propriétaire peut devoir payer pour s’en débarrasser.

C’est un changement radical par rapport au véhicule thermique, qui conserve presque toujours une valeur résiduelle minimale.


Sécurité et incendies : remettre les chiffres en perspective

Statistiquement, les véhicules électriques prennent feu moins souvent que les véhicules thermiques.
Cependant, lorsqu’un incendie survient, il est :

  • plus long,
  • plus difficile à maîtriser,
  • potentiellement plus toxique.

Aucun type de motorisation n’est exempt de risque :

  • essence et diesel brûlent rapidement,
  • le LPG implique des contraintes de pression,
  • l’électrique implique une réaction thermique chimique.

Pour une famille, le facteur clé reste le temps d’évacuation, aujourd’hui comparable entre les différentes technologies.


L’hybride : la solution de transition la plus réaliste

Dans ce contexte, l’hybride apparaît comme le point d’équilibre.

  • rouler majoritairement à l’électricité,
  • conserver un moteur thermique fiable,
  • utiliser des e-fuels,
  • préserver la valeur du véhicule,
  • sécuriser le marché de l’occasion.

Même avec une batterie dégradée après plusieurs années, le véhicule reste pleinement utilisable, ce qui rassure aussi bien les acheteurs que les financeurs.


Les e-fuels ne concernent pas que la mobilité

La réflexion mérite aussi d’être élargie au chauffage des bâtiments.

Oui, l’isolation est primordiale.
Mais remplacer des installations fonctionnelles par des systèmes entièrement neufs est :

  • coûteux,
  • énergivore,
  • socialement difficile.

Pour une maison bien isolée, utiliser un e-fuel dans une installation existante peut être :

  • plus accessible qu’une pompe à chaleur,
  • plus réaliste pour une personne âgée à petite pension.

Rappel essentiel : fabriquer du neuf consomme aussi énormément d’énergie.


Conclusion : l’e-fuel ne sera pas marginal

En tenant compte :

  • des limites du réseau électrique,
  • des profils réels des consommateurs,
  • des problèmes de revente,
  • des coûts d’accident et de recyclage,
  • des besoins en chauffage,

les e-fuels ne peuvent plus être considérés comme une simple niche.

👉 Ils s’imposeront comme une solution de stabilisation, un outil de transition long terme et un élément clé d’un mix énergétique pragmatique et réaliste.

C’est l’argument central du débat : le coût total de possession (TCO).

Si le carburant de synthèse est plus cher au litre, la voiture qui l’utilise est, pour l’instant, moins coûteuse à produire qu’une voiture électrique à grande autonomie.

Voici comment se compare l’aspect financier entre les deux technologies :

1. L’avantage du prix d’achat (CapEx)

  • Accessibilité initiale : Une voiture thermique (ICE) est actuellement 20 % à 40 % moins chère à l’achat qu’un modèle électrique équivalent, principalement à cause du coût des batteries.
  • Infrastructure existante : Utiliser des e-fuels ne nécessite aucun investissement pour le conducteur (pas de borne de recharge à domicile) et permet de conserver des véhicules déjà amortis sur le marché de l’occasion.

2. Le handicap du rendement énergétique

C’est là que l’argument de Transport & Environment pèse :

  • Pertes d’énergie : Pour faire rouler une voiture aux e-fuels, il faut environ 5 fois plus d’électricité renouvelable (pour produire l’hydrogène et capter le CO2) que pour charger directement une batterie.
  • Consommation : Cette inefficacité se répercute sur le prix au kilomètre. Même si la voiture coûte moins cher à l’achat, faire le plein pourrait coûter, selon certaines études, jusqu’à 200 € à 250 € pour une autonomie standard si les taxes ne sont pas avantageuses.

3. Le point de bascule

Le calcul change selon le profil de l’utilisateur :

  • Petit rouleur : La voiture à e-fuel gagne. Le surcoût du carburant est compensé par l’économie réalisée sur le prix d’achat du véhicule.
  • Gros rouleur : L’électrique gagne rapidement. L’économie réalisée sur chaque kilomètre parcouru (électricité vs carburant coûteux) « rembourse » le prix plus élevé de la batterie en quelques années.

En résumé

L’e-fuel est souvent perçu non pas comme une solution pour remplacer l’électrique sur le marché de masse, mais comme une solution de sauvegarde pour :

  1. Le parc automobile existant (éviter d’envoyer à la casse des millions de voitures fonctionnelles).
  2. Les secteurs où la batterie est trop lourde (aviation, camions longue distance).
  3. Les véhicules de passionnés ou de luxe (Porsche, Ferrari) où le prix du plein est secondaire.

Souhaitez-vous comparer le coût de revient kilométrique estimé entre une citadine électrique et une thermique fonctionnant à l’e-fuel ?

Voici un comparatif simplifié du coût de revient kilométrique (PRK) à l’horizon 2030, en comparant une citadine électrique (type Renault 5 ou Peugeot e-208) et une citadine thermique équivalente roulant au e-fuel.

1. Hypothèses de calcul (Horizon 2030)

  • Consommation électrique : 15 kWh / 100 km (moyenne mixte).
  • Consommation thermique : 5,5 L / 100 km (moteur essence optimisé).
  • Prix de l’électricité (borne domicile) : ~0,25 € / kWh.
  • Prix du e-fuel (estimé optimiste) : ~2,50 € / L (taxes incluses, contre ~1,90 € pour le sans-plomb actuel).

2. Comparaison du coût en carburant (pour 100 km)

  • Électrique : 15 kWh × 0,25 € = 3,75 €
  • E-fuel : 5,5 L × 2,50 € = 13,75 €
    👉 Résultat : Rouler à l’e-fuel coûte environ 3,6 fois plus cher en énergie au quotidien.

3. Intégration du prix d’achat (Amortissement sur 10 ans / 150 000 km)

C’est ici que votre argument sur le prix du véhicule intervient :

Poste de coût (pour 150 000 km)Citadine ÉlectriqueCitadine Thermique (e-fuel)
Prix d’achat moyen~30 000 €~22 000 €
Coût Énergie total5 625 €20 625 €
Entretien (est. réduit Elec)1 500 €3 000 €
Total sur 10 ans37 125 €45 625 €
Coût au kilomètre (PRK)0,25 € / km0,30 € / km

Ce qu’il faut retenir :

  1. L’avantage de l’achat s’efface : L’économie de 8 000 € faite à l’achat de la voiture thermique est « mangée » par le coût du e-fuel au bout de 60 000 à 70 000 km environ.
  2. Le profil d’usage : Si vous roulez moins de 5 000 km/an, l’e-fuel reste financièrement plus logique car vous ne rentabiliserez jamais le surcoût de la batterie.
  3. La valeur de revente : C’est la grande inconnue. Une voiture thermique compatible e-fuel pourrait garder une forte valeur sur le marché de l’occasion si les zones à faibles émissions (ZFE) l’autorisent.

BESS – Bureau d’étude Stéphane Séquaris

Mais, en latin, que signifie exactement « Séquaris » ?

dictionnaire latin SEQUOR

subjonctif
présent imparfait parfait plus-que-parfait
1ére pers. sing. SEQUAR SEQUERER SECUTUS SIM
SEQUUTUS SIM
SECUTA SIM
SEQUUTA SIM
SECUTUM SIM
SEQUUTUM SIM
SECUTUS ESSEM
SEQUUTUS ESSEM
SECUTA ESSEM
SEQUUTA ESSEM
SECUTUM ESSEM
SEQUUTUM ESSEM
2ème pers. sing. SEQUARE
SEQUARIS
SEQUERERE
SEQUERERIS
SECUTUS SIS
SEQUUTUS SIS
SECUTA SIS
SEQUUTA SIS
SECUTUM SIS
SEQUUTUM SIS
SECUTUS ESSES
SEQUUTUS ESSES
SECUTA ESSES
SEQUUTA ESSES
SECUTUM ESSES
SEQUUTUM ESSES

 

Séquaris = « que tu poursuives ! / que tu atteignes ! / que tu suives ! »

transitif
sens commun
SEQUOR, ERIS, SEQUI, SECUTUS ou SEQUUTUS SUM, tr
1 siècle avant J.C.CAESAR (César)
chercher à atteindre voir: atteindre
poursuivre v. t : chercher à atteindre voir: poursuivre
suivre v. t : aller derrière voir: suivre
1 siècle avant J.C.CICERO (Cicéron)
suivre v. t : avoir lieu après comme conséquence voir: suivre
suivre v. t : venir après voir: suivre
venir après, (suivre) voir: venir

La préférence pour la compétition plutôt que le respect dans la société peut découler de plusieurs facteurs, à la fois culturels, sociaux et économiques. Voici quelques points à considérer :

  1. Culture de la compétition : Dans de nombreuses sociétés, la compétition est encouragée dès le plus jeune âge, que ce soit à l’école, dans les sports ou même au sein des familles. La compétition peut être perçue comme un moyen d’atteindre l’excellence, de se démarquer et de réussir dans divers domaines.
  2. Systèmes économiques basés sur la compétition : Dans un contexte capitaliste, la compétition est souvent valorisée comme un moteur de l’innovation, de la croissance économique et du progrès. Les entreprises rivalisent pour obtenir des parts de marché, des ressources et des profits, ce qui peut entraîner des comportements compétitifs plutôt que coopératifs.
  3. Individualisme : Dans les sociétés où l’individualisme est prédominant, l’accent est souvent mis sur la réalisation personnelle et la réussite individuelle. Cela peut favoriser la compétition au détriment du respect mutuel et de la coopération.
  4. Manque de valeurs morales ou éthiques : Parfois, dans certaines situations, le respect des autres est relégué au second plan par des intérêts personnels ou des objectifs à court terme. Dans ces cas, la compétition peut primer sur le respect des valeurs morales ou éthiques.
  5. Pressions sociales : Les pressions sociales peuvent également jouer un rôle important. Dans certains contextes, les individus peuvent se sentir obligés de rivaliser avec les autres pour obtenir la reconnaissance sociale, la réussite professionnelle ou le statut.

Cependant, il est important de souligner que la compétition et le respect ne sont pas nécessairement mutuellement exclusifs. Dans de nombreux cas, la compétition peut être saine et constructive lorsqu’elle est équilibrée avec le respect des autres, des règles équitables et une éthique solide. De plus, de nombreuses cultures et communautés valorisent le respect mutuel et la coopération comme des fondements essentiels de la vie en société. Il est donc possible de promouvoir une culture où la compétition et le respect peuvent coexister harmonieusement.

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